Cinq marches pour (se) mobiliser !

Publié le Publié dans Leadership, Rébellion positive

L’été s’éloigne. Plongés dans l’automne et la grisaille à venir, la vigilance s’impose pour garder la tête haute. Concurrence exacerbée, restructurations, hésitations autour de changements impactant votre secteur ou votre métier… comment garder le moral dans l’incertitude ? Et sortir de la tentation d’attribuer aux autres la responsabilité de ce qui advient ? Plus précisément, pour aller plus loin dans cette thématique épineuse déjà abordée dans le précédent article, comment faire quand on est manager ou dirigeant pour se mobiliser et contaminer positivement ses équipes dans ce contexte ? Voici quelques pistes de réflexions et d’actions pour ne pas saper son énergie et trouver des ressources internes.

 

 « En temps de révolution, qui est neutre est impuissant ». Victor Hugo

 

 Par où commencer pour agir ?

Dans les formations que je donne en entreprises, je m’aperçois à quel point la situation est parfois extrêmement tendue. Je vois des managers, pris dans la spirale des reportings, des contraintes budgétaires, du numérique qui envahit tous les temps de leur vie. Ils sont tiraillés, stressés, insatisfaits. Et que dire de leurs collaborateurs, qui, par ricochet, ne sont pas mieux lotis ? Alors que faire ? Monter les premières marches, avec de bons appuis, peut s’avérer utile :

  • Première marche : Identifiez ce que vous voulez et définissez vos prochains objectifs opérationnels à court terme. Le long terme, de plus en plus souvent dans le brouillard désormais, tue l’envie d’avancer.
  • Deuxième marche : Traquez les aspects positifs de votre activité. Cherchez bien, il y en a toujours et créez des scenarii enthousiasmants : rien de tel ! Vous n’êtes pas seul, vos collaborateurs réagissent en miroir à votre posture. Alors, soignez-là.
  • Troisième marche : Bannissez la routine et fuyez la stagnation, expérimentez encore et encore, et fêtez les avancées. Et si l’erreur rencontre votre chemin, soutirez lui les leçons de cette étape, aussi difficile soit-elle. Ainsi vous renforcez votre talent. Faîtes de même pour vos équipes, en mode feedback constructif.
  • Quatrième marche : Devenez un excellent communiquant : les interactions avec les autres et soi favorisent l’apprentissage. On passe alors d’un mode réactif (culpabilité, passivité, agressivité) à un mode proactif (responsabilité, anticipation, agilité). De ce fait on élargit sa capacité à agir.
  • Cinquième marche : Ne cessez jamais d’apprendre à apprendre, car tout ça si vite ! Le monde VICA s’est installé durablement.
    Et ceci vous mène tout droit à devenir, avec quelques marches en sus … un manager-coach.

 

Adopter la posture de manager coach

Le manager a vocation à prendre des décisions et à jouer un rôle influent sur le fonctionnement de l’entreprise. Et quand il monte les cinq premières marches précédentes*, il enrichit ses compétences en se montrant réceptif aux besoins de ses collaborateurs, tout en étant en paix avec sa propre vulnérabilité, et en gardant le goût du challenge. D’où la dénomination de manager-coach (sans devenir pour autant un coach à part entière). Passant aussi d’une attitude de producteur de conseils à celle de stimulant du potentiel de l’autre, il rend l’environnement moins stressant pour les équipes, il favorise l’aide mutuelle et diminue les luttes de pouvoir. Professionnel du désir de l’autre, il allume l’envie d’aller de l’avant. Mais cela ne s’improvise pas ! Encore faut-il pouvoir se former aux pratiques d’accompagnement et de changement, tout en s’entraînant à la pensée complexe pour développer sa flexibilité et la gestion des paradoxes.

L’art de vivre au sens propre et large du terme dépend au final de notre capacité à combattre l’impuissance. Et si on ne met rien en place, dans sa vie personnelle comme dans sa vie professionnelle, « le sentiment d’impuissance finit par détruire un être humain », comme le dit de façon si pessimiste l’écrivain Haruki Murakami. Sans aller jusque-là, il est bon de se rappeler que nous avons toujours le choix, même quand on n’y croit plus, de vivre les événements et de les interpréter sous différents prismes. Et je crois fermement que le soutien mutuel, la bienveillance et la rébellion dont parle aussi l’entrepreneure Emmanuelle Duez du Boson Project est l’une des solutions clés pour aller de l’avant, en toute circonstance. Et en sortir en possession de sa puissance intérieure.

 

*un sujet que je développerai en détails dans un prochain livre en cours d’écriture.

 

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