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Comment être efficace dans ses projets tout en se respectant, en tant que femme.

Ce mois-ci, j’aimerais m’appuyer sur un débat qui a émergé dernièrement, très éclairant sur les questions que se posent tant de femmes dans le monde du travail et l’univers complexe du business. Dans le cadre d’un atelier de coaching collectif que j’animais auprès de futures entrepreneures qui bénéficient du programme Boost’Her, la discussion a très vite porté sur les questions biaisées voire sexistes. Effectivement, quand une femme a le projet ambitieux de lever des fonds ou, entre autres, de se développer à l’international rapidement, elle est parfois confrontée à des situations inconfortables. A moins qu’elle ne les appréhende avant même de se trouver in situ ? Je vous livre ici quelques pistes de réflexion.

« Réfléchir c’est difficile, c’est pourquoi la plupart des gens jugent ». Carl Gustav Jung

Tout dépend du contexte
Comment communiquer de manière authentique et juste, vis-à-vis de soi avant tout ? Puis face à des investisseurs ou acheteurs ? La prise de recul s’impose avant tout jugement hâtif, tant les contextes diffèrent. Nous devons nous méfier de l’emprise, parfois, de biais, dit autrement d’interprétations rapides, qui peuvent renvoyer à des questions « sexistes » d’un point de vue féminin. Personnellement, je me garderais bien d’avoir une réponse toute faite à apporter sur le sujet, puisque tout dépend de la nature des échanges et de l’aisance de la créatrice dans ces interactions. Mais en tant qu’ancienne dirigeante et maintenant coach, j’ai souvent détecté, en moi-même mais aussi chez certaines femmes qui se lancent dans une nouvelle aventure professionnelle, une emprise émotionnelle et une anticipation anxieuse. Forcément, à un moment donné, on s’expose, on prend des risques, on peut être vulnérable. Et nous n’avons pas toujours la maîtrise nécessaire pour empêcher une situation de s’envenimer si on manque de pratique dans l’affirmation de soi. Ou si on est prise de court…

Voici une illustration, dans le cadre de l’atelier Boost’Her que j’animais.
Les faits : l’une des créatrices porte seule un projet ambitieux et initie une de levée de fonds auprès d’investisseurs. Elle est enceinte et c’est visible. Son inquiétude s’exprime fortement lors de la préparation amont de son pitch : « Comment répondre à des questions sur ma maternité ? ». La question soulève un débat contradictoire des autres participantes. Chacune apporte son éclairage afin d’enrichir les options. De la réponse sèche si les propos dérapent aux phrases préfabriquées, le débat s’anime mettant à jour une véritable crainte intériorisée par chacune.

Mes recommandations de coach

  • Mon 1er objectif en tant que coach est de faire diminuer l’inquiétude de la créatrice, voire sa colère latente, de manière à l’amener à se recentrer sur l’enjeu : levée de fonds, contrat vital etc. et lui permettre d’être efficace en situation. Il est impératif d’utiliser cette énergie qui s’exprime de manière sombre en un élan constructif.
    Le 1er challenge du coach est le recadrage de la réalité construite mentalement par la créatrice alors même que le pitch n’est encore qu’à l’ébauche. « Se pourrait-il que les investisseurs aient besoin de se rassurer sur cette période délicate entre la naissance et les forces retrouvées ? » Le recadrage vise à nourrir les perspectives de la créatrice, les diversifier et à ouvrir aussi à des intentions positives potentielles, émanant des investisseurs. Cet angle nouveau et positif permet de construire des réponses posées, bien construites et factuelles, débarrassées d’un maximum de biais négatifs qui risqueraient de générer la situation redoutée.
    Même si les intentions des interlocuteurs ne sont pas toujours aussi sympathiques, je recommande cette méthode efficace. L’enjeu immédiat est celui de l’obtention du financement. La préparation mentale de l’entretien est essentielle.
  • Le second objectif du coach est d’outiller sur le plan méthodologique dans l’éventualité d’un dérapage de la situation. Il convient d’éviter de travailler sur le cas du pitch car l’objectif N°1 – imaginer des intentions positives chez les investisseurs- ne pourrait être atteint. Choisir une toute autre situation et des exemples hors du contexte qui fait enjeu est la meilleure stratégie. L’apprentissage de la réponse assertive (*) peut se faire alors sans anticipation anxieuse.

Mais nous sommes bien d’accord : l’idéal serait bien sûr qu’investisseurs et autres experts dans l’univers du business soient tous sensibilisés en amont ! Plus nous serons nombreuses à nous affirmer, plus les mentalités évolueront dans le bon sens.

(*) L’assertivité se travaille en coaching individuel sur la base de situations réelles amenées lors des séances. L’apprentissage se fait pas à pas : explications méthodologiques, passage à l’acte, debrief, répétitions des actes et debriefs, ainsi de suite jusqu’à ce que le nouveau comportement devienne spontané.

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