Comment sortir du sentiment d’impuissance ?

Publié le Publié dans Accomplissement, Rébellion positive, Transformation positive

Avez-vous l’impression, comme moi parfois, que vos plans sont retardés, que des obstacles s’accumulent et vous empêchent d’atteindre vos objectifs ? Que les mauvaises nouvelles commencent à vous grignoter le moral ? Entre les réorganisations successives de notre entreprise, la mutation ou le départ du conjoint, la maladie, le gros client qui oublie de payer, la crise économique, le changement législatif remettant en cause notre activité, quand ce n’est pas le plagiat de nos créations ou la concurrence tarifaire sauvage… pouvons-nous  encore « planifier » notre vie dans un tel contexte ? Est-ce un comportement devenu inadapté ? Tentons d’y voir plus clair, et surtout, de trouver des solutions, en mode « je » pour rester acteur de sa vie.

 

Et si je retournais la situation ?

Tout maîtriser ? Impossible. Partir sur une île désert ? Idem. Supprimer les médias, quels qu’ils soient ? Difficile, si ce n’est la télévision… Alors que nous reste-t-il pour avancer léger dans un monde de brutes ? Quels comportements et rituels mettre en place afin, non pas de tout maîtriser, mais de se sentir acteur de sa vie, pour sortir du sentiment d’impuissance qui nous assaille parfois face aux évolutions du monde ?
Adopter de nouveaux comportements et instaurer des rituels permet de modifier ses habitudes et de créer de nouveaux réflexes, souvent salvateurs ! Comment ? Prenez une feuille blanche, réfléchissez quelques instants. Il y a de nombreux éléments de votre vie qui vont bien.  Creusez, il y en a, j’en suis certaine. Faites le tri entre vous et l’actualité. Centrez-vous sur vous et votre environnement proche. Le moyen de vous consolider consiste à affirmer clairement, positivement et au présent  5 ou 6 de ces précieux cadeaux de votre vie actuelle. Comme par exemple « je suis en sécurité », « je suis en bonne santé », « je me sens entouré par ma famille », « mon travail dans cette entreprise me permet de mettre en lumière mes talents », «  l’humour de ma collègue me réjouit quand la pression monte au travail, je me sens bien dans cette équipe »… Répétez-les trois fois par jour, quand vous êtes dans les bouchons, dans une salle d’attente, ou dans votre bain ! Bien sûr, rien ne sert de se les dire avec automatisme et sans ressentir leurs bienfaits. Mettez-vous dans de bonnes dispositions pour vous imprégner de ces phrases. En apparence enfantine, cette prescription, aussi légère peut-elle apparaître, n’a d’autre vocation que de changer votre disque dur interne. Petit-à-petit, votre inconscient va digérer ces nouveaux messages qui vont remplacer ceux, un peu rayés, qui vous donnent parfois une posture défaitiste ou découragée. Vous ne perdez rien à essayer (et à passer outre le fait que votre mental sera moqueur au début. Rassurez-vous, c’est normal !).

Ainsi, vous devriez rapidement voir les diverses situations autrement, et voir plutôt le verre à moitié vide, qu’à moitié plein (pourtant les nouvelles seront toujours aussi mauvaises au journal de 20h, et votre collègue sera toujours casse-pied…). Seulement, vos neurones trouveront un autre chemin pour envisager la situation tout autrement.

 

Et si je travaillais ma souplesse et mon agilité ?

Ce petit exercice plus haut permet de muscler le mental de la même manière que le sportif entraîne son corps quotidiennement. Car vous n’imaginez pas la souplesse de votre cerveau ! Pourquoi se priver de toutes les possibilités qu’il nous offre ? Sachant cela, veillez à ne pas cesser d’apprendre pour nourrir votre esprit en demande. Car la routine l’use ! « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle », rappelle Paulo Coelho. Ensuite, zoomez sur un horizon « temps court » plutôt que de tenter d’éclairer le brouillard. Il s’agit ni plus ni moins d’adopter la méthode des petits pas. C’est là que vos « espoirs/idéaux » entrent alors en scène : plus que des « plans » et des objectifs à atteindre, peut-être est-il préférable de ne pas aller à contre-courant (au risque de s’épuiser) mais plutôt de s’appuyer sur des valeurs solides (comme l’engagement, l’amour, l’amitié…) afin de garder l’estime de soi. Avoir des temps de qualité avec sa « tribu », porter attention au lien social de proximité, sont autant de points d’ancrage précieux en cas de petite ou grande tempête. Car « le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux », comme le dit joliment Marcel Proust.

 

Et si j’acceptais le monde tel qu’il est, même s’il est loin d’être parfait… ?

Le lâcher prise « éclairé » (à l’opposé du fatalisme) serait-il finalement la solution ? Il est plus que probable qu’en le cultivant, même s’il n’est pas aisé de l’atteindre, il ouvre des possibilités infinies à notre vie. En méditant (les applications ne manquent pas pour guider les plus réfractaires, comme le Petit Bambou par exemple, très bien fait), en créant, en voyageant à la rencontre de l’autre, en plongeant dans le flow, il se peut alors que le monde apparaisse sous un nouveau jour. Sans devenir Bouddha, chacun, à son niveau, peut cultiver un état d’esprit constructif, en menant des activités qui font sens, d’où découlent un sentiment de puissance (dans le bon sens du terme !). C’est, je crois le bon chemin qui mène à une bonne gestion émotionnelle, qui implique d’accepter ses fragilités autant que ses forces et de demander de l’aide quand on en a besoin. Car seul on va vite, mais ensemble on va plus loin.

Dans tous les cas, voici un proverbe chinois à marquer sur votre feuille s’il vous inspire : « N’aie pas peur d’avancer lentement. Aie peur de rester immobile. »

 

 

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