Réenchanter le travailTransformation positive

Pourquoi l’interdépendance ACTIVE n’est plus une option ?

Notre monde est un enchevêtrement d’entrelacements. Il est de plus en plus nécessaire de sortir une loupe pour se trouver, se retrouver, savoir quelle action appropriée choisir, pour soi, pour sa communauté ou son entreprise et pour l’humanité toute entière. Nous sommes plongés dans un tournant, acculés à devoir réagir face aux crises, au réchauffement climatique et à l’ancien monde qui laisse la place à un nouveau aux contours flous. C’est donc sans appel : nous devons embrasser… l’interdépendance active.  

 

« Chercher à privilégier son propre pays par rapport aux autres est devenu une pratique dangereuse : il faut au contraire réfléchir à un niveau global, le niveau de l’humanité tout entière, et développer ce que j’appellerais un « sens des responsabilités universel. » Dalai Lama

 

Tout est interdépendant

Je pense d’une certaine manière. Ma carte mentale et ma représentation des choses orientent mes actions. Je pose un acte. Il entraîne une conséquence et rejaillit sur une ou plusieurs personnes. Cela conditionne le futur. C’est un fait. Toute expérience ou connaissance dépend de quelque chose (à ne pas confondre avec la dépendance). Cela s’appelle l’interdépendance, que la mondialisation a accentuée pour nous mener à un point de non retour. Les frontières, comme les êtres, sont devenus perméables aux influences venues de toute part. L’interdépendance comprend une multitude d’interactions au sein d’un réseau et d’écosystèmes multidimensionnels et interconnectés. Etourdissant ? Oui et non… Nous ne sommes pas seuls ! Et nos actes ont un impact qui nous entraîne dans un cercle vertueux… ou vicieux. Le sachant, autant choisir l’option positive et constructive, non ? D’où l’intérêt d’être garant de soi en tant qu’individu, dirigeant, leader,… Puisque notre responsabilité individuelle et collective en découle…

 

« Nous n’avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements. C’est un vaste monde, dont nous sentons bien qu’il est interdépendant. Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n’en a existé. » Stéphane Hessel

 

Eloge de la pensée intégrale

L’interdépendance a toujours existé, c’est vrai. Mais aujourd’hui elle a donc franchi un nouveau seuil de complexité. Qui me rappelle la pensée complexe d’Edgar Morin, en référence au mot latin complexus, qui signifie qui est tissé ensemble. Effectivement, ne devons-nous pas faire avec les autres ET le changement, co-créer, embrasser l’interdisciplinarité, opter pour sauter à pieds joints dans cette complexité ? ET aussi entrer de plain-pied dans la pensée intégrale ? Ken Wilber et Don Beck ont modélisé chacun à leur manière via la Spirale Dynamique et les 4 quadrants, une approche qui interroge la capacité des individus à tisser cette fois entre le visible et l’invisible. Elle montre à quel point c’est un art de manier une paire de lunettes à 4 dimensions entre soi et soi, soi et les autres, ce que je vois et comment je le perçois. Pour celle ou celui qui y parvient, il goûte alors à un regard plus riche dans lequel il ou elle admet sa subjectivité et sa grille de lecture, parfois psychologique, sociologique ou liée aux sciences dites dures.  Cela nous entraîne bien au-delà du niveau de conscience auquel nos connaissances dites scientifiques – actuelles – pourraient nous limiter si nous n’y prenons pas garde.

 

« Aucun de nous n’est complet en lui seul ». Virginia Wolf

 

Eloge de la pleine conscience

Mondialisation, globalisation, vitesse, connexions, réseaux… Ces mots ont tendance à nous disperser et nous essouffler. Mais si, tout simplement, nous revenions au point de départ, au pouvoir de notre mental, créateur de notre monde ? Nos expériences, conditionnées par nos projections, peuvent nous faire tourner en boucle, nous faire perdre de vue l’essentiel, nos objectifs, notre point d’équilibre, notre bon sens. Heureusement, il existe non pas une multitude de recettes mais une seule voie pour activer le cercle vertueux de l’interdépendance  active : l’observation de nous-même. Changer de paradigme nous entraîne alors dans une posture d’ouverture et d’éveil où nous n’avons plus envie de nous dérober face à nos responsabilités puisqu’il devient possible de dépasser nos peurs au profit d’une confiance dans le système, dans les autres, et surtout en soi. Si bien que le NOUS l’emporte sur le JE, source de promesse, de renouvellement et d’espoir dans un monde qui en manque cruellement.

Et peut-être pourrons-nous alors ouvrir encore plus largement notre grille de lecture :  considérer que le Nous dans son acception « soi et les autres » nous mène beaucoup plus loin que ce à quoi notre pensée première réduit le Soi et aussi l’Autre. A méditer donc…

 

« Chacun de nous a appris les gloires de l’indépendance. Que chacun de nous apprenne les gloires de l’interdépendance ». Franklin Roosevelt

 

  • Pour les entreprises et collectifs en désir de transformation, une lecture de mon ouvrage Réenchanter le travail, c’est possible !s’impose. Il aborde quelques-unes de ces grilles de décryptage et permet la transformation en mode agile, sur le plan humain et organisationnel. J’y ai développé également pour chacun d’entre vous, un chemin de développement personnel afin de retrouver son pourvoir d’agir. Tellement utile dans la complexité !

 

  • A titre individuel, afin de réactiver son désir de comprendre comment « mieux voir de l’intérieur vers l’extérieur », je vous invite à visionner le documentaire islandais Innsaei, puis expérimentez et relisez l’ouvrage autant de fois que nécessaire.

 

Je vous souhaite à tous et toutes, organisations, femmes et hommes, le meilleur sur ce chemin d’interdépendance ACTIVE !

 

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