Doléance ou note d’étonnement ? Diriger en 2019… le poids des mots.

Le leadership est un challenge de tous les instants. Il y a les dirigeants et il y a les leaders. La différence ? Les uns managent quand d’autres apportent une vision en plus (vous pouvez à ce propos regarder ce TEDx de Simon Sinek) jusqu’à mettre en mouvement tout un corps social.  L’enjeu est de taille lorsque la période est chahutée… Chaque mot prononcé (ou non) par le leader devient porteur de sens et d’implicite. Dans les DRH ou les DG des organisations, un mot revient souvent : Étonnement. Que revêt-il ? Que peut-il déclencher ? Est-il négatif ou constructif ?

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« A l’origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès. » Alexandra David-Néel

 

1 – Quand l’étonnement se transforme en doléance 

Auprès de nouvelles recrues (stagiaire, nouveau diplômé), on sollicitera une « note d’étonnement » dans les trois mois suivant son arrivée, autrement dit une note d’observation critique, un diagnostic sur l’organisation à travers un regard qui n’est pas encore formaté par la culture de l’entreprise.  A un cadre d’un autre domaine d’activité, on demandera un « rapport d’étonnement ». L’espoir derrière cette note ou ce rapport : bénéficier d’un regard extérieur et enrichissant. Charge au dirigeant de piocher dans ces  » étonnements » les idées qui bousculeraient positivement le statu quo. Mais encore faut-il, quand on a la responsabilité d’en écrire une, éviter tout jugement ou sujet épineux, au risque de transformer la note en cahier … de doléances. Petit rappel : les doléances sont des requêtes adressées par un tiers à une autorité politique ou religieuse essentiellement pour faire des remarques, ou pour exprimer un souhait avec une intention non feinte : celle de la plainte, ou de la récrimination. Le mot « doléances » ne désignait-t-il pas d’ailleurs à l’origine les demandes qui étaient consignées par les députés dans des cahiers, à l’adresse des états généraux, la plupart du temps à propos de l’impôt ?… Sachant cela, il convient à la nouvelle recrue de prendre de la hauteur sans répondre à l’appel des sirènes qui pourrait l’entraîner vers le biais de la négativité !

« Lorsque nous ne sommes plus en mesure de changer une situation, nous sommes mis au défi de nous changer. » Viktor Frankl

2 – Quand l’étonnement favorise la performance de l’entreprise
La note d’étonnement prend tout son sens quand, émanant des DRH ou de la DG, elle incite la personne à qui elle est demandée, à porter un regard « neuf et extérieur ». Véritable outil de management, elle permet, si elle est cadrée par des thématiques déjà identifiées (ce qui est bien plus facile que de partir d’une feuille blanche !), au collaborateur/trice de porter un regard critique et constructif sur l’entreprise et son organisation. Riche d’autres cultures puisqu’il ou elle vient d’ailleurs, il/elle est encouragé à faire part de tout ce qui l’étonne, le déconcerte, l’interroge, le surprend. Mais le terrain doit être balisé en amont pour que la note repose sur trois piliers : Transparence, Confidentialité, Confiance. Franche et honnête, elle fait appel à l’intelligence de la personne, ainsi qu’à sa créativité. Résultat : il ou elle se sent reconnu comme acteur, ce qui facilite son intégration. Et ce langage d’action est un formidable levier énergisant qui favorise un questionnement positif. Tout le monde est gagnant. Le rédacteur/trice de la note a fait profiter de son « œil neuf » à propos des fonctionnements et éventuels dysfonctionnements. De son côté, l’entreprise peut faire un pas de côté ou prendre le temps d’expliquer sa décision. Dans tous les cas, l’outil suscite l’échange et le partage d’idées. C’est l’occasion pour chaque partie de grandir un peu plus puisqu’il n’y a jamais de mise en cause de l’humain. A consommer donc sans modération !
Puisqu’elle est un moyen pour le leader de développer sa vision, de l’enrichir, de l’ajuster, voire de l’adapter, au fil du temps, avec agilité.

 

Bonne année 2019 et pleins feux sur le « muscle social »

En cette rentrée, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, dans tous les domaines de votre vie. Si vous me lisez, c’est sûrement que vous êtes en questionnement sur là où vous en êtes aujourd’hui et sur ce que vous voulez changer dans l’avenir. Alors que 2019 vous permette d’aller vers de nouveaux horizons épanouissants. Et si, par la même occasion, vous en profitiez pour travailler votre « muscle social » ? Dans ce sens, je vous propose 3 objectifs pour les prochaines semaines.

 

« L’homme est un animal social ». Aristote

 

Objectif 1 : Se mettre au fitness social

Une nouvelle année, c’est toujours une bonne occasion pour remettre les compteurs à zéro. Souvent, on décide de refaire du sport pour être en meilleure santé, renforcer son corps, sa souplesse et sa coordination. Se muscler socialement relève du même processus. Il s’agit de faire des exercices qui forgent la résilience émotionnelle en vue d’améliorer le bien-être général.  En plus, les bénéfices ne sont pas que pour soi, mais pour tous ceux autour de soi. Eh oui, saviez-vous que les comportements positifs sont contagieux et se propagent vite ? Ce n’est pas moi qui le dit mais les scientifiques qui ont fait des études sur des militaires gravement traumatisés par les guerres d’Irak et d’Afghanistan. De retour chez eux, nombreux étaient ceux qui rencontraient des situations de stress inévitables et une solitude criante suite à ce qu’ils avaient vécu d’inqualifiable. Encadrés, ils ont été amenés à faire des exercices faciles à mettre en place, tous les jours, en vue de transformer les moments douloureux en moments positifs. Résultat : ils ont très vite constaté les bienfaits de leurs nouveaux comportements grâce à la coopération, la confiance mutuelle et les sentiments de plaisir et de satisfaction.

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« La nuit paraît courte dans le plaisir, les veilles semblent longues dans la solitude. » Proverbe chinois

Objectif 2 : Prendre conscience des adversités personnelles et sociales

La solitude, c’est un fléau qui tue. Pas seulement pour les plus âgés d’entre nous. Pas seulement pour ces militaires. Puisque cela concerne les relations (ou plutôt l’absence de relations), notamment au travail. Combien sommes-nous à avoir éprouver des sentiments de tristesse, d’épuisement par manque de lien authentique, de honte même en se disant que cela n’arrive pas qu’aux autres ? Le monde de l’entreprise et du travail en général est dur et les témoignages de plus en plus éloquents à propos de ce sujet. Mais en ce début d’année j’ai une très bonne nouvelle : le muscle social est malléable, comme le prouvent les expériences citées plus haut. Exit donc tout fatalisme. Place à un petit entraînement quotidien pour agir sur sa santé sociale ! Pour commencer, regarder les choses en face, identifier ces moments qui font mal et ne pas se les cacher est le début pour inverser les effets négatifs de la solitude au travail.

 « La solitude c’est de la souffrance multipliée par l’infini. » Honoré de Balzac

Objectif 3 : S’entraîner tous les jours

Revenons à ces militaires. Concrètement, qu’ont-ils eu à faire pour contrer les situations sociales difficiles ? Deux heures par jour, ils devaient s’obliger à parler à un compagnon d’armes au lieu de fuir des conversations, en s’entraînant par exemple à poser des questions. Mais aussi, en rendant des petits services aux autres, dans la générosité, ils actionnaient sans le savoir le phénomène de réciprocité. Petit-à-petit, ils sont rentrés dans un cercle vertueux et ont cassé les vieux schémas délétères.

Et nous qui n’avons pas fait la guerre, comment pouvons-nous retirer nous aussi des bénéfices de cette étude ? En trouvant par exemple chaque jour un moment pour débrancher ses écrans et se reconnecter aux autres ; en cherchant à coopérer plutôt que de diviser les tâches (au travail comme dans la sphère privée d’ailleurs) ; en disant juste « bonjour » à des inconnus ; en formant des alliances. Pour que 2019 soit sous le signe de la communication bienveillante, bien plus forte que l’isolement. A votre santé sociale !

Isabelle Deprez

Envie de prendre soin de vous, de vos projets en 2019 ?

Pourquoi l’interdépendance ACTIVE n’est plus une option ?

Notre monde est un enchevêtrement d’entrelacements. Il est de plus en plus nécessaire de sortir une loupe pour se trouver, se retrouver, savoir quelle action appropriée choisir, pour soi, pour sa communauté ou son entreprise et pour l’humanité toute entière. Nous sommes plongés dans un tournant, acculés à devoir réagir face aux crises, au réchauffement climatique et à l’ancien monde qui laisse la place à un nouveau aux contours flous. C’est donc sans appel : nous devons embrasser… l’interdépendance active.  

« Chercher à privilégier son propre pays par rapport aux autres est devenu une pratique dangereuse : il faut au contraire réfléchir à un niveau global, le niveau de l’humanité tout entière, et développer ce que j’appellerais un « sens des responsabilités universel. » Dalai Lama

Tout est interdépendant

Je pense d’une certaine manière. Ma carte mentale et ma représentation des choses orientent mes actions. Je pose un acte. Il entraîne une conséquence et rejaillit sur une ou plusieurs personnes. Cela conditionne le futur. C’est un fait. Toute expérience ou connaissance dépend de quelque chose (à ne pas confondre avec la dépendance). Cela s’appelle l’interdépendance, que la mondialisation a accentuée pour nous mener à un point de non retour. Les frontières, comme les êtres, sont devenus perméables aux influences venues de toute part. L’interdépendance comprend une multitude d’interactions au sein d’un réseau et d’écosystèmes multidimensionnels et interconnectés. Etourdissant ? Oui et non… Nous ne sommes pas seuls ! Et nos actes ont un impact qui nous entraîne dans un cercle vertueux… ou vicieux. Le sachant, autant choisir l’option positive et constructive, non ? D’où l’intérêt d’être garant de soi en tant qu’individu, dirigeant, leader,… Puisque notre responsabilité individuelle et collective en découle…

« Nous n’avons plus affaire à une petite élite dont nous comprenons clairement les agissements. C’est un vaste monde, dont nous sentons bien qu’il est interdépendant. Nous vivons dans une interconnectivité comme jamais encore il n’en a existé. » Stéphane Hessel

Eloge de la pensée intégrale

L’interdépendance a toujours existé, c’est vrai. Mais aujourd’hui elle a donc franchi un nouveau seuil de complexité. Qui me rappelle la pensée complexe d’Edgar Morin, en référence au mot latin complexus, qui signifie qui est tissé ensemble. Effectivement, ne devons-nous pas faire avec les autres ET le changement, co-créer, embrasser l’interdisciplinarité, opter pour sauter à pieds joints dans cette complexité ? ET aussi entrer de plain-pied dans la pensée intégrale ? Ken Wilber et Don Beck ont modélisé chacun à leur manière via la Spirale Dynamique et les 4 quadrants, une approche qui interroge la capacité des individus à tisser cette fois entre le visible et l’invisible. Elle montre à quel point c’est un art de manier une paire de lunettes à 4 dimensions entre soi et soi, soi et les autres, ce que je vois et comment je le perçois. Pour celle ou celui qui y parvient, il goûte alors à un regard plus riche dans lequel il ou elle admet sa subjectivité et sa grille de lecture, parfois psychologique, sociologique ou liée aux sciences dites dures.  Cela nous entraîne bien au-delà du niveau de conscience auquel nos connaissances dites scientifiques – actuelles – pourraient nous limiter si nous n’y prenons pas garde.

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« Aucun de nous n’est complet en lui seul ». Virginia Wolf

Eloge de la pleine conscience

Mondialisation, globalisation, vitesse, connexions, réseaux… Ces mots ont tendance à nous disperser et nous essouffler. Mais si, tout simplement, nous revenions au point de départ, au pouvoir de notre mental, créateur de notre monde ? Nos expériences, conditionnées par nos projections, peuvent nous faire tourner en boucle, nous faire perdre de vue l’essentiel, nos objectifs, notre point d’équilibre, notre bon sens. Heureusement, il existe non pas une multitude de recettes mais une seule voie pour activer le cercle vertueux de l’interdépendance  active : l’observation de nous-même. Changer de paradigme nous entraîne alors dans une posture d’ouverture et d’éveil où nous n’avons plus envie de nous dérober face à nos responsabilités puisqu’il devient possible de dépasser nos peurs au profit d’une confiance dans le système, dans les autres, et surtout en soi. Si bien que le NOUS l’emporte sur le JE, source de promesse, de renouvellement et d’espoir dans un monde qui en manque cruellement.

Et peut-être pourrons-nous alors ouvrir encore plus largement notre grille de lecture :  considérer que le Nous dans son acception « soi et les autres » nous mène beaucoup plus loin que ce à quoi notre pensée première réduit le Soi et aussi l’Autre. A méditer donc…

« Chacun de nous a appris les gloires de l’indépendance. Que chacun de nous apprenne les gloires de l’interdépendance ». Franklin Roosevelt

  • Pour les entreprises et collectifs en désir de transformation, une lecture de mon ouvrage Réenchanter le travail, c’est possible !s’impose. Il aborde quelques-unes de ces grilles de décryptage et permet la transformation en mode agile, sur le plan humain et organisationnel. J’y ai développé également pour chacun d’entre vous, un chemin de développement personnel afin de retrouver son pourvoir d’agir. Tellement utile dans la complexité !
  • A titre individuel, afin de réactiver son désir de comprendre comment « mieux voir de l’intérieur vers l’extérieur », je vous invite à visionner le documentaire islandais Innsaei, puis expérimentez et relisez l’ouvrage autant de fois que nécessaire.

Je vous souhaite à tous et toutes, organisations, femmes et hommes, le meilleur sur ce chemin d’interdépendance ACTIVE !

Sortie livre : Réenchanter le travail, c’est possible ! d’Isabelle Deprez

Avec l’émergence de nouvelles communautés professionnelles et les multiples opportunités offertes par les innovations technoscientifiques, le monde du travail est en pleine mutation. En France, tout particulièrement, les aspirations individuelles en entreprise se heurtent à un monde du travail encore rigide… avec, à la clé, mal être et désenchantement.

En publiant Réenchanter le travail, c’est possible ! Isabelle Deprez fait le pari de réintroduire qualité de vie et bonheur dans les entreprises. Elle signe aussi un guide précieux pour se saisir de son propre bien-être au travail.

Réenchanter le travail, c’est possible ! Un guide pour les managers et les dirigeants
Dans son nouveau livre, Isabelle Deprez revisite les croyances qui entourent le travail et explore les travaux de recherche et les parcours d’entreprises précurseurs pour élaborer une méthodologie inédite du changement. L’ouvrage, qui compte 174 pages, détaille ainsi à la fois le contexte, les causes et les leviers d’action du réenchantement du travail.

Réenchanter le travail, c’est possible ! est disponible en deux formats : broché, au prix de 19 euros, et numérique, au prix de 12,99 euros. Il est vendu sur Amazon, à la Fnac, chez BoD, et à la librairie Place Ronde, à Lille.

En m’appuyant sur de nombreux témoignages, sur des travaux de recherche, sur mon expertise et mon vécu de coach, formatrice et dirigeante, je dessine une voie positive permettant un véritable passage à l’action.

Une démarche solide et originale
Isabelle Deprez ne surfe pas sur les tendances. Elle a travaillé pendant quinze ans en tant que dirigeante dans le secteur privé et public avant de se tourner vers le coaching. Cette expérience de terrain, de laquelle elle tire réflexions, expérimentations et inspiration, lui a permis de gagner la confiance de ses interlocuteurs.

Les formations et séances de coaching qu’Isabelle assure l’ont fait réfléchir sur la problématique du bien-être au travail. Cela lui a donné l’envie de décoder le monde de l’entreprise et de réaliser des recherches, afin de mettre au point ses propres méthodes pour aider dirigeants et managers à passer à l’action.

Ces outils, Isabelle les partage lors de ses formations. En se tournant vers l’écriture, elle souhaite toucher un plus large public, et donner à ses lecteurs des solutions aux problèmes émergents des entreprises.

Une méthode exclusive de conduite du changement en entreprise
Dans Réenchanter le travail, c’est possible !, Isabelle Deprez présente une méthodologie inédite de changement baptisée IACG©, pour Intégrale, Appréciative, Coach et Grow.

Intégrale. Pour adopter la vision la plus large possible, on recourt à la spirale dynamique et au quadrant des quatre regards
Appréciative. La démarche appréciative vise à identifier et à s’appuyer sur les facteurs de réussite
Coach. L’action du manager occupe quatre champs : relations humaines, développement professionnel, organisation du travail, et posture de coach. Isabelle propose « Dix commandements » permettant de mettre en place cette action
Grow. Le but est de passer du rôle de réalisateur à celui de développeur, attaché à la croissance des compétences de ses collaborateurs, grâce à la méthode GROW

Des clés pour passer à l’action
Isabelle Deprez donne à ses lecteurs des outils concrets pour aller vers le réenchantement. L’ouvrage contient deux études de cas en entreprise et sept exercices permettant de mettre en œuvre ses conseils, pour soi-même ou ses équipes. L’auteure pousse également ses lecteurs à consigner leurs avancées à la fin de chaque partie, en faisant le point sur les questions et idées qu’aura fait naître la lecture. Elle les invite par ailleurs à lui adresser commentaires, suggestions et retours d’expérience sur son blog.

Ce blog propose un outil d’autodiagnostic destiné aux managers, RH et dirigeants, qui leur permettra de faire l’état des lieux de leur entreprise. Enfin, ceux qui souhaitent aller encore plus loin et approfondir certains aspects pourront aller puiser dans la solide bibliographie fournie en fin d’ouvrage et consulter travaux de recherche, livres, articles et émissions.

À propos d’Isabelle Deprez
Isabelle Deprez, diplômée d’un MBA à HEC, a exercé le métier de dirigeante, tout d’abord dans le secteur public puis dans le privé. Son regard et sa forte sensibilité l’ont amenée à s’intéresser tout particulièrement aux défis humains des organisations.

Entrepreneure dans l’âme, elle a ainsi décidé de repousser les murs et d’expérimenter en entreprise en devenant coach certifiée, formatrice et conférencière. Elle construit les processus de transformation et partage ses découvertes dans ses ouvrages, conférences, vidéos et articles.

Isabelle intervient à l’ENA, à ESCP Europe et à l’IESEG, ainsi qu’en entreprise et institution. Avant de publier Réenchanter le travail, c’est possible !, elle a signé deux ouvrages : La femme expliquée à nos amis les hommes. Pourquoi faut-il le faire maintenant ?, et Atteignez votre NirNana professionnel. 7 marches et 23 exercices pour vous accomplir au travail, écrit à quatre mains avec Martine Payot.

Pour en savoir plus

Acheter le livre : Amazon

Contact presse : Isabelle Deprez   -   E-mail : isabelle@isabelledeprez.fr

REVUE DE PRESSE 

 

Comment booster l’engagement de vos équipes

Depuis des mois, je réfléchis à cette question et la tourne dans tous les sens, rencontre des managers, responsables RH, dirigeants, me plonge dans les expérimentations en France et à l’étranger, les travaux de recherche etc. Avec un seul objectif : trouver des solutions face à la problématique du désengagement et du mal-être au travail. Car beaucoup constatent à raison qu’elle gagne du terrain dans notre monde complexe. D’où une certaine perplexité, une lassitude et une démotivation de tous côtés. Mais si des entreprises en pleine croissance réussissent à instaurer un climat de confiance, où l’innovation, la créativité, le bien-être des salariés a toute sa place, chacun, à son niveau dans l’organisation, peut se saisir des bonnes pratiques et les adapter à sa sphère propre.

« Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux. »
Gandhi

Curieuse citation afin d’introduire un sujet si largement débattu, pourriez-vous me renvoyer en retour. Je m’explique …
Réenchanter le travail, ambiancer le travail – 😉 pour être encore plus provocatrice – prend trop souvent une coloration superficielle dans les multiples articles qui tapissent les colonnes des magazines et les réseaux sociaux. Il y est généralement question d’un support technologique (capteur d’émotions des salariés et autres prises de pouls, de poids etc.) qui va révolutionner le bonheur, de babyfoots, d’espaces cosy, de Mr ou Mme Happiness provider ou encore d’incantations à la bienveillance. Pourquoi pas ? Mais est-ce bien suffisant ?
Et s’il s’agissait plutôt d’un questionnement ouvert en repartant aux fondamentaux de ce qui fait avancer chacun et chacune, de s’autoriser un premier diagnostic sur ce que l’on vit dans son entreprise : la motivation, intrinsèque pour être plus précise. Dit autrement, d’aller débusquer le désir !
Rien de nouveau, cela fait des lustres que tous les théoriciens mais aussi praticiens du management le pose comme socle de toute mise en mouvement d’autrui. Et même si le décorum qui l’entoure a probablement un impact, nulle concession possible sur ce qui fonde la psychologie humaine.

Quelles aspirations du côté des salariés ?

Plusieurs études ont fourni de précieuses informations à ce sujet. Je me suis attelée à les décortiquer, notamment les avancées de la recherche française . Elles apportent des éclairages utiles et différents des premiers travaux nord-américains, encore trop souvent cités comme références sur le sujet. J’y ai découvert une exception française. Les salariés de l’hexagone expriment des attentes différentes de leurs homologues d’autres pays et les françaises en particulier. Je détaille ces singularités dans mon nouveau livre Réenchantez le travail, c’est possible !  Ceci afin de comprendre le contexte afin de mieux l’appréhender ensuite.
D’une façon générale, je constate que le sentiment de mal-être au travail est particulièrement sensible dans les très grandes entreprises. Ce qui ne vous étonnera sûrement pas. Plus une organisation est grande, plus son fonctionnement repose sur une sorte de millefeuille. Au-delà des pratiques managériales parfois obsolètes, les salariés de ces grandes organisations m’évoquent très souvent leur mal-être lié au sentiment de ne plus pouvoir faire correctement ce qui est attendu d’eux. Le temps semble comme avalé par un flux interrompu de sollicitations perturbant le travail effectif nécessitant la prise de recul. A cela s’ajoutent des objectifs en tension permanente avec des ressources contraintes et des espaces ouverts souvent évoqués comme de grands perturbateurs de la concentration. Quant à la confiance optionnelle (c’est-à-dire mouvante, non fiable) accordée ou non aux collaborateurs, elle fait des ravages !

 « Être sans idée pour rester ouvert à tous les possibles »
Confucius

Alors comment agir en entreprise ?

Alors comment agir quand on est un homme ou une femme clé en haut de la pyramide ? Dirigeant, responsable des ressources humaines, manager, je vous propose de commencer par vous remonter les manches car il n’est pas aisé de rallumer une flamme parfois vacillante. Aux incantations, préférez  une démarche structurée de « tâtonnement artistique » efficace et pragmatique .Un pied de nez à toute forme de prêt à penser car c’est par le désir, l’expérimentation, les essais-erreurs et l’audace que la transformation opère.
Dans mon ouvrage, des exemples d’entreprises qui ont fait ce chemin et certaines chez qui je suis intervenue pourront être une aide à votre propre réflexion. J’y décrypte les processus à l’œuvre et ,via deux grilles d’analyse, vous aide à prendre la hauteur nécessaire afin de comprendre ce qui se joue, en termes de culture d’entreprise, de style managérial, de croyances véhiculées sur les facteurs clés de réussite notamment.

Comment agir pour soi ?

On n’est tous aux manettes de l’entreprise, cependant chacun a une marge de manœuvre dans son environnement immédiat, afin de soutenir ses équipes/ou et pour soi-même. Et c’est via cette impulsion individuelle qu’opère aussi le changement.
Manager, vous pouvez agir auprès de vos collaborateurs directs et améliorer leur engagement et leur bien-être.
A titre personnel,  votre attitude vis à vis de vos collègues et la façon de vous vous comporter au quotidien dans vos interactions avec les autres ont un  poids certain sur  l’ambiance, la solidarité et de qualité de vie au travail aussi. Pointer les fondations solides de votre entreprise et ce qui fonctionne bien, formuler vos propres objectifs (sans trop en avoir non plus !), identifier vos zones d’influence, mettre des mots sur vos maux… ne sont que quelques exemples d’exercices que je propose dans la dernière partie de mon livre, pour vous permettre de mieux vivre au travail. Pour retrouver de la joie de vivre tout en étant performant au travail. Et au final, pour se réaliser dans un lieu où l’on passe en semaine le plus clair de son temps…

Pour commander le livre et laisser un avis : Réenchanter le travail, c’est possible !
178 pages. Format broché ou ebook.
N’hésitez pas à consulter la table des matières afin d’avoir un aperçu complet des sujets que j’aborde.

ISABELLE DEPREZ

Je m’appelle Isabelle Deprez. Je suis coach et passionnée par le développement de vos talents.
Experte de l’entreprise en transformation (ou qui se questionne), j’y interviens aussi en conférence et en formation. L’innovation est dans mon ADN, et la méthode également ! J’écris afin de mettre noir sur blanc mes réflexions et découvertes, mon 3ème ouvrage traite du Réenchantement du Travail et de votre Epanouissement. Il ne tient qu’à vous 🙂

Réenchanter le travail, c’est possible !